Depuis la création d’Arpanet1, l’ancêtre d’Internet, dans les années 60 et encore plus depuis l’avènement du Web dans les foyers dans les années 90, bien de l’eau a coulé sous les ponts en ce qui concerne l’usage fait de ce média et des différents outils qui s’y rattachent (e-mail, sites, ressources diverses, échanges,…).
Si l’on considère que l’accès au World Wide Web a commencé à se démocratiser vers la moitié des années 90, il est un fait que l’usage de cet outil qui n’a cessé d’évoluer n’a pas été optimal dès le départ. On peut même dire que le début de l’utilisation d’Internet en tant qu’outil de communication a été franchement déstructuré et qu’à l’époque on pouvait vraiment parler de « Jungle électronique ».
Cela est à mettre en grande partie sur le compte d’une inexpérience dans le maniement des nouvelles technologies de la part des personnes situées en amont de l’information. Citons en vrac des sites dont l’adéquation fond-forme du message était plus que douteuse, où le côté poudre aux yeux permis par les nombreuses possibilités de l’outil Internet prenait le pas sur la lisibilité et l’efficacité,etc.
D’autre part, l’absence de réel code déontologique chapeautant les différents usages faits du Web a permis certaines dérives qui ont grandement contribué à nourrir l’impression d’anarchie régnant sur la toile. Aujourd’hui, nous pouvons toujours avoir ce sentiment que tout est permis ou presque sous le couvert du partage « à tout prix » de l’information.
Néanmoins, au fil du temps et de la spécialisation des pratiques communicationnelles via Internet, nous avons pu assister à une certaine régulation des échanges. Cette étape était inévitable quand on voit l’expansion prise par le Web au cours de la dernière décennie.
Une expansion d’une part purement quantitative. Le boom des connexions est continu depuis plusieurs années. Certaines technologies telles que l’ADSL2 ou le câble permettent à l’usager de bénéficier de l’Internet avec un confort d’utilisation toujours plus optimal. A titre d’information, le nombre de connexions à Internet en novembre 1998 était en Belgique de 207.2773. Fin 2005, celui avait plus que décuplé pour grimper à 2.187.0234 points d’accès à Internet.
Cette expansion peut également s’envisager sous un angle plus qualitatif. La révolution technologique ne prend pas de pause et par conséquent les possibilités d’usage de l’Internet suivent le même mouvement.
Bien qu’elles soient bénéfiques aujourd’hui, ces avancées ont à un certain moment posé problème. Par exemple, la possibilité d’intrusion dans la vie privée a nécessité la mise en place de certains garde-fous légaux par le législateur en ce qui concerne le traitement sur le Web de données à caractère personnel5.
Internet a également révolutionné le marketing, intimement lié aux pratiques de communication. Devenu e-marketing au service du commerce (lui-même devenu e-commerce), celui-ci s’est directement approprié des outils tels que l’e-mail ou encore la newsletter pour atteindre ses objectifs de promotion de biens ou services.
Pourtant, malgré cette rationalisation et cette volonté de régulation de l’outil Internet, tout est encore loin d’être parfait. Les troubles communicationnels subsistent et peuvent autant nuire à l’émetteur de l’information qu’à son récepteur. D’une part, une mauvaise transmission d’un message par le biais d’une communication électronique aboutira à une déperdition certaine de l’information. Du côté du récepteur, on constate l’émergence de certains fléaux communicationnels.
Le SPAM6, que je traiterai plus loin dans ce travail en est l’exemple parfait.
Nous le voyons donc, le champ de cette toile d’araignée de l’information et de la communication qu’est l’Internet n’est pas encore pleinement maîtrisé. Il est facile de se perdre dans des usages inadéquats de l’Internet.
L’objet de ce TFE sera d’étayer ce constat d’utilisation encore non-optimale du Web, de débusquer les mauvais usages actuels et les pièges de la communication Interactive. Il s’agira également de proposer, sur base de témoignages de professionnels et de la réalisation d’un sondage on-line (diffusé par le biais de l’e-mailing), des pistes pour une optimisation de l’usage d’Internet et de l’outil qu’est l’e-mail dans le cadre de la diffusion d’un message ou d’une information à moyenne ou grande échelle.
1ARPANET: Advanced Research Project Agency Network. Premier réseau informatique. Il reliait au départ des centres de recherches universitaires et des institutions militaires.
2ADSL : Asymmetrical digital subscriber Line. Système d’échange d’informations électroniques par le biais d’une ligne téléphonique.
3 Voir documentation SVP
4 Voir documentation SVP
5 Voir document N°I en annexe. Pour plus d’infos, se référer au site Internet
http://mineco.fgov.be/information_society/consumers/consumers_internetguide/Userguide_fr-04.htm#P587_149496
6 Se référer au chapitre IV
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